Cette malheureuse affaire nous démontre aussi à quel point les citoyens et les gouvernements ne réagissent que quand ils sont mis devant le fait accompli. Comment se fait-il qu'en deux semaines on soit capable d'ouvrir une gare de train de banlieue prévue un an plus tard, de mettre en place du transport alternatif qui fonctionne et de réduire le trafic, et donc les émissions de gaz à effet de serre, alors qu'on semble incapable de le faire depuis des décennies d'automobile reine?

Ces chiffres sont très éloquents et témoignent du fait que les québecois sont aussi prêts à embarquer dans des cocktails transport un peu plus contraignants quand ils n'en ont plus le choix. Si les groupes écologistes cherchaient encore des arguments pour lutter contre la fin de la réalisation du projet de l'autoroute 25, l'incompétence des gens qui a amené à l'effondrement du viaduc leur aura servi des arguments en or sur un plateau d'argent. Il sera de plus en plus difficile pour les gouvernements de justifier les investissements dans le "tout automobile" quand on démontre aussi brillamment que les solutions alternatives fonctionnent, à moindre coût avec des impacts écologiques non négligeables.